1/-BEMBEYA JAZZ NATIONAL

 

BEMBEYA JAZZ NATIONAL

 

PRESENTATION

 

Le Bembeya Jazz National (à l'origine l'orchestre Sylli Jazz ), a été créé en 1961 sous la houlette d'un entrepreneur nommé Emil Condé à Beyla. 
L'originalité du Bembeya est de mélanger des mélodies de griots retranscrites pour des guitares électriques avec des rythmes inspirés par la rumba zaïroise et la musique cubaine, le tout tonifié par la présence d'une section de cuivres formée au sein d'orchestre de marche militaire. Le Bembeya Jazz est rapidement devenu le groupe favori des guinéens dans les années '60 et '70. En 1962, ils enregistrent un premier disque en bénéficiant du système d'enregistrement d'un américain d'origine arménienne nommé Leo Sarkisian, chargé pa Christian Mousset, le directeur du festival Musiques Métisses d'Angoulême qui décide de leur faire enregistrer un album pour son nouveau label Marabi et de les inviter à l'édition 2002 de son festival. "Bembeya" propose des enregistrements et compositions du répertoire qui a fait leur gloire et de nouveaux morceaux. Le retour du Bembeya Jazz s'effectue avec une poignée de vétérans et quelques jeunes recrues. Cette nouvelle formule, fidèle à l'esprit originel du groupe mais dynamisé par cette seconde naissance, remporte un grand succès auprès du public et des médias européens. Le Bembeya Jazz fait la une du magazine anglais "Froots" et il est nominé pour les "World Music Awards 2003" de la BBC.

r une compagnie hollywoodienne d'enregistrer de la musique pour le cinéma. A l'époque, les actuels batteur et guitariste, Conde Mory Kouyaté dit "Mangala" et Sekou "Diamond fingers" Diabaté faisaient déjà partie du groupe dirigé par Hamidou Diaouné. Par la suite, le groupe est rejoint par deux chanteurs et anciens charpentiers, Salifou Kaba et Aboubacar Demba Camara, qui allait devenir une star adulée dans toute l'Afrique de l'Ouest, jusqu'à sa disparition en 1973. En 1964, un deuxième album voit le jour dans lequel Sekou Diabaté commence à utiliser une guitare hawaïenne et écrit le premier succès du groupe "Dembaty galan". La même année, ils partent à Cuba et jouent devant Fidel Castro. Le groupe a gagné  la catégorie "Orchestre  moderne" aux festivals annuels des arts et la "Quinzaine artistiques de la jeunesse" en 1964 et 1965. En Octobre 1966, le groupe a été nationalisé, ce fut le premier Orchestre  fédéral  à avoir cet honneur. Fortifiés par le grand succès qu'ils remportent à la Havane, ils décident de se lancer dans différentes compétitions nationales de musique qui seront pour eux un tremplin efficace et les fera rentrer dans le cercle très envié des orchestres nationaux rémunérés par l'état. En 1966, le groupe, devenu professionnel, s'installe à Conakry. En 1968, à l'occasion d'une cérémonie célébrant le retour des corps des héros nationaux morts à l'étranger, le président Sékou Touré organise un vaste concours de chansons. Le Bembeya crée un morceau épique d'une demi-heure, mélange plusieurs récits de griots à la gloire de Almamy Samory Touré sur des arrangements dynamiques. "Regard sur le passé" remporte le premier prix et devient un énorme succès populaire.
Durant les années soixante-dix la concurrence devient rude entre les différents groupes nationaux et, pour se démarquer, le Bembeya Jazz incorpore, en 1973, d'accortes danseuses et chanteuses afin de proposer un show spectaculaire. Mais, la même année, Aboubacar Demba Camara décède dans un accident d'automobile. Le groupe peine à se remettre du départ tragique de son chanteur qu'il remplace par Nagna Mory Kouyaté puis par Sekouba Bambino Diabaté. Le groupe se maintient en vie, mais, lassé par la vie de fonctionnaires musiciens et supplantés dans les cœurs des guinéens par des musiciens plus jeunes, le Bembeya Jazz accepte de prendre l'indépendance que leur propose Sekou Touré qui leur attribue des instruments neufs et un bar qu'ils nommeront "Bembeya Club". Peu de temps après, en 1984, la mort du président guinéen sonne le glas de l'âge d'or du groupe. En 1988, ils essaient de se mettre au goût du jour en incorporant synthétiseurs et boîtes à rythmes à leurs instruments habituels pour l'enregistrement de "Wa kélé". Le groupe s'égaye dans la nature et certains, comme Sekouba Bambino ou Sekou Diabaté, tentent des carrières solos alors que d'autres abandonnent la musique.
En 1999, le gouvernement désirant fêter le centenaire de la mort de Samory Touré, incite le groupe à se reformer et le gratifie du titre de meilleur orchestre moderne du siècle. C'est alors qu'entre en scène

 

DISCOGRAPHIE

 

                                         

 Sous la direction de Diaoune Hamidou. [1968]
Titres : Djanfamagni / Almamy Mamaren / Dembaty galant / Guinée hety horémoun / Minuit / Bembeyako / Air Guinée / Djamana bara sabati / Trafiquant / Loi-cadre
 

 

 

  1968

 Titres : République de Guinée - Sabor de Guajira

  

  1968

Titres :Armée Guinéenne - Net A Sec

 

  1969

Titres : Minuit -  Guantanamera-Seyni

 

 

 

  1969

 Titres : N'wato M'baralé - Montuno de la sierra 

 1969

Album : Regard sur le Passé

Titres :  face A : Première Partie 

              face B : Deuxième Partie

 

 

1970

Titres : Waraba - M'borin

 

 

1970

Titres : Bembeyako - Dagna

 

 

 

1971

Titres : Festival National - Doni Doni

 

   

 

 

1971

Titres : Camara Mousso - Wouloukoro

   

 

 

1971

Titres : Lefa - Bembeya    

   

  1971

Album : 10 ans de succés - Gala au Palais du Peuple

Titres : Introduction - Tentemba - Wouloukoro - Lefa - Camara Mousso - O.E.R.S - Doni doni - Bembeya - Festival National 


 

 

1973

Titres : Kouledegbe - N'Diamono 

 

 

 

1973

Titres : Super Tentemba 

 

  

 

1973

Titres : Bembeya - Ilé N'yarabi

 

 

 

 

1973

Titres : Mami wata - Whiskey soda 

  

1973

Album : Authenticité 73 - Parade Africaine

Titres : Touraman - Moussogbé - Dia - Demba - Payapaya - Sou - Senero - N'gnamakoro

 

 

1973

Album : Spécial Recueil-Souvenir ( Mémoire de Aboubacar Demba Camara )

Titres : Moussogbé - Béni Baralé - La Guinée - Dagna - Fatoumata - Armée Guinéenne - Ballaké - Alalaké -Waraba - N'borin - N'wato M'baralé

 

 

 

1974

Titres : Sénéro - Alalaké

 

 

 

1976

Album : Le Défi

Titres : N'kanuwé - N'lanyo - Touré - Moussofing - Dya dya - Sina mosso  

 

1977

Album : La Continuité 

Titres : Akukwé - N'témenna - N'zema - Tentemba Demba - Kosina ma - Rokhoya

 

 

 

1977

Album : Regard sur le Passé

Titres : Première Partie - Deuxième Partie

  

1977

Album : Spécial Recueil-Souvenir ( Mémoire de Aboubacar Demba Camara )

Titres : Moussogbé - Béni Baralé - La Guinée - Dagna - Fatoumata - Boiro - Ballaké - Allalaké - Waraba - N'borin - Doni doni

 

 

VIDEOTHEQUE

 

Soli au wassoulou

 





 

 

 

ABOUBACAR DEMBA CAMARA
‘’ Le Dragon de la Chanson africaine’’

 

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Dragon ! le mot est sonore, il est chargé de feu. Dragon ! deux syllabes qui résonnent comme un gong ou un canon. C’est selon.

Pourquoi alors, donner à Aboubacar DEMBA Camara, le sobriquet de ‘’Dragon de la chanson africaine’’?

Tout d’abord qu’en dit le dictionnaire ? Le dragon est un monstre fabuleux représenté avec des ailes et la queue d’un serpent. Dans ce cas, commemt faire le pont entre la métaphore Dragon et DEMBA.

DEMBA fut réellement un animal de scène, une bête de spectacle. S’il n’était pas extraordinairement grand de taille, il avait le secret de se déployer sur scène comme un géant. Ses fulgurants pas de danse, ses haussements d’épaules intelligents, ses multiples déplacements en jambes croisées à gauche, puis à droite, ses sauts-éclairs dans le rythme Tentemba, et puis sa voix râgeuse et enflammeuse, agressive et persuasive envoûtait.

Quand DEMBA montait sur le podium du Palais du Peuple par exemple, il était tout seul capable de remplir la scène et la salle. Il avait du volume, il avait de la présence! C’est pourquoi à la seule apparition physique de DEMBA, les spectateurs brûlaient déjà d’allégresse, et si alors il chantait et dansait, il incendiait littéralement le public d’extase.

Inutile de vous dire qu’un tel charisme artistique ne s’obtient pas banalement. Il faut avoir travaillé longtemps sa mise scénique, sans jamais pourtant tomber dans la sophistication.

Le mérite de DEMBA est d’avoir justement su créer un spectacle en tout point de vue authentique. Quand le BEMBEYA jouait par exemple ‘’Regard sur le Passé’’, DEMBA se vêtissait tout simplement d’un boubou blanc, la tête enturbannée et la dragonne de son sabre bien fixée à la taille. Jamais dans ce concert musical, DEMBA ne fut vulgaire. Dans cette épopée historique, il savait rester hiératique. Tandis que dans TENTEMBA, sous l’emprise des orgies rythmiques, l’artiste s’emportait allégrement, offrant le spectacle du chanteur-animateur accompli.

Mais, animal fabuleux, ce n’est pas la seule définition que nous donne le dictionnaire à propos de Dragon. Le Dragon c’est aussi un soldat de corps militaire de cavalerie de ligne créé au XVIè siécle, pour combattre à pied et à cheval.

Combattant, DEMBA le fut vraiment, avec sa voix comme bouclier et ses chansons comme épée rédemptrice de la culture Africaine.
La force de DEMBA, c’est d’avoir su transcender les vulgaires cancans, d’avoir su éviter les mélopées fastidieuses et les refrains ennuyeux. Son secret c’est d’être allé direct aux sources populaires, à la maniére des aèdes de l’Afrique traditionnelle, avec l’aisance verbale des bardes de la savane mandingue.

DEMBA a trvaillé intelligemment sa voix pour en faire le puissant véhicule de sa profonde conviction en l’avénement d’un monde de progrès, d’une humanité plus humaine. Tous ses chants sont ainsi l’expression d’un engagement, le don de sa personne à l’art, qui anoblit le peuple.

Voilà donc, comment DEMBA est doublement DRAGON, mais si nous fûmes les premiers à le surnommer, aujourd’hui aucun mélomane ne voudrait être le dernier à reconnaître que DEMBA est véritablement le DRAGON de la chanson Africaine.

Justin Morel Junior

la mort de l'artiste du peuple 

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ABOUBACAR DEMBA CAMARA du Bembeya Jazz 

Victime d'un accident de la circulation l'artiste du peuple Aboubacar DEmba Camara n'est plus
Demba n'est plus; un fils de la grande revolution africaine de guinée vient de s'éteindre à Dakar. Le premier chanteur, l'animateur et celebre compositeur de l'orchestre Bembeya Jazz National Aboubacar Demba Camara s'est éteind le jeudi 05 avril 1973 à 1heure du matin à l'hopital principal de Dakar par suite d'un accident d'automobile survenu le Samedi 31 mars 1973 au carrefour tristement célèbre "des phares des mamelles" de la capitale sénégalaise.
le national Bembeya Jazz invité à se reproduire par le gouvernement frère du sénégal venait de fouler le sol de l'aéroport international de DAKAR -YOFF à 22 heures, accueilli dans une chaude fraternité par les populations de la capitale sénégalaise. 
Quelques instants après, dans l’ambiance de l’accueil, la file de voitures emmenant les artistes de l’aéroport en ville, va à toute allure. La voiture Peugeot 504 transportant trois éléments du National Bembeya Jazz: Sékou Diabaté guitariste, Salifou deuxième chanteur et Aboubacar Demba Camara, dérapa au niveau du carrefour des phares mamelles.

Les occupants durement secoués se  sont retrouvés quelques minutes après à l’hopital principal de Dakar où le diagnostic des medecins décela la gravité du cas du célèbre chanteur Demba: fracture du crâne, compression de la cage thoraxique (sous l’effet du choc de la portière qui l’avait entrainé) et plusieurs blessures ouvertes sur le corps.

Tombé dans le coma, Demba a lutté avec la mort six jours durant. Mais l’hémorragie et la fatigue ont triomphé de son corps, malgré toute l’assistance médicale à lui porté par le corps médical sur recommandation spécial du Gouvernement frère Sénégalais qui n’a rien menagé pour sauver la vie de cet ambassadeur de la culture africaine qui est, comme le disait à l’aéroport international de Dakar, Monsieur Amadou Cissé Dia président de l’assemblée nationale du Sénégal: un précieux trésor qui nous est commun. Le peuple de Guinée n’a rien menagé pour rendre à cette grande figure de la culture africaine tout l’hommage que mérite sa mémoire.

A l’annonce de la foudroyante nouvelle qui nous a traversés comme un méridien de feu, une forte délégation du Comité central et du Gouvernement conduite par le camarade Mamady Keïta membre du bureau politique du comité central ministre du domaine de l’éducation et de la culture a quitté Conakry jeudi 5 Avril 1973 à 14h 45, par un vol spécial de la compagnie Air Guinée à destination de Dakar en vue de ramener le même jour la dépouille mortelle du grand artiste disparu.

C’est à 16h 20 que la délégation Guinéenne est arrivée à l’aéroport international de Dakar-Yoff, où le peuple sénégalais à travers les populations de la capitale, dans une profonde consternation, formait une haie d’honneur autour du cercueil placé dans un corbillard. Une forte délégation du gouvernement sénégalais conduite par Monsieur Amadou Cissé Dia président de l’assemblée nationale était venu accuellir la délation guinéenne à Yoff.

La douleur et la consternation se lisaient sur tous les visages, à l’aéroport plongé dans un silence.

Demba était connu au Sénégal. Il y avait conquis tous les coeurs, sa voix chaude lui avait rallié tout un chacun. Son nom était sur toutes les lèvres. Aussi sa mort a-t-elle catastrophé le peuple sénégalais comme l’exprimait Monsieur Amadou Cissé Dia dans une déclaration faite à la presse guinéenne à Yoff.

Au cours de l’entretien au salon d’honneur, le camarade Mamady Keïta a transmis les sincères remerciements du gouvernement guinéeen à celui du Sénégal pour l’assistance fraternelle qu’il a apportée aux victimes de ce malheureux accident, félicité le peuple sénégalais pour la mobilisation spontanée à l’aéroport et pour l’envoi d’une délégation qui doit assister aux obsèques de Conakry. Le camarade Mamady Keïta devait transmettre également les sincères remerciements du Président Guinéen au président sénégalais Léopold Sendar Senghor pour toutes les mesures adéquates qu’il a prises en ces douleureuses circonstances.

C’est à 17h 45 que la délégation guinéenne a quitté l’aéroport de Dakar ramenant le corps de notre regretté Demba qui a été reçu à l’aéroport de Conakry gbéssia dans la plus grande affliction et méditation. A peine L’IL 18 s’était immobilisé à 19 h sur l’aire d’attérissage que de nombreux militants en larmes entourèrent l’appareil. Partout on sentait la douleur, la consternation profonde. Placé dans un camion suivi des membres du comité central et du gouvernement, des responsables politiques des deux fédérations de Conakry, le cercueil a été escorté au milieu d’une haie silencieuse formée par les militants depuis l’aéroport jusqu’au Palais du Peuple où des milliers de militants, le coeur serré pleuraient d’émotion mal contenue.

Triste moment, souvenir cuisant, destin impitoyable. Demba est pleuré par tout le Peuple de Guinée en tête le Responsable suprême de la Révolution, qui est venu personnellement avec son épouse s’incliner devant le cercueil de l’artiste disparu. Dans la nuit du jeudi au vendredi une veillée funèbre a été organisée autour de la dépouille mortelle du disparu par les membres du Comité Central et du gouvernement, les responsables politiques des deux fédérations, les artistes des formations musicales de la capitale. La mort de Demba est un deuil national.

Ambassadeur de l’art et de la culture Africains que le Peuple du 28 septembre défend jalousement, des obsèques nationaux ont été organisés à 16 heures 30 minutes en son honneur avec la participation d’une forte délégation du gouvernement sénégalais conduite par Mr Lamine Diack Sécrétaire d’Etat à la promotion Humaine et comprend le Vice Président de l’Assemblée Nationale Mr Mamou Ba, le Sécrétaire Général du M.J.U.P.S.(Mouvement de la Jeunesse de l’Union Progressiste Sénégalaise ) Mr Papa Alioune N’Daw, Madame Hawa Dia Députée, El Hadj M’Baly Sécrétaire Général de l’association Foyer du Saloum et une forte délégation du théâtre National Daniel Sorano.
Cette délégation qui est arrivée à 10 heures 55 minutes à Conakry à été acceuillie à l’aéroport de Conakry Gbessia par le camarade Premier Ministre Lansana Béavogui entouré de plusieurs membres du comité Central et du Gouvernement.

De l’aéroport Gbessia, la délégation s’est rendue au palais du Peuple où elle s’est inclinée devant le cercueil du disparu. De grandioses cérémonies funèbres qui ont connu la participation effective de nombreux chefs de missions diplomatiques de pays amis en Guinée ont été organisées à Conakry.

Demba vivra éternellement au sein du Peuple de Guinée qui fredonnera à jamais les chansons, les airs mélodieux du ténor de la chanson Guinéenne.

Demba, disons-nous appartient à cette lignée de héros qui ne meurent pas et qui ne sauront mourir car ils se seront donnés corps et âme à leur Peuple dont au delà du mortel, ils continueront à incarner les hautes vertus.

Les dizaines de milliers de militants de la capitale qui ont accompagné Demba Camara en sa dernière demeure lui ont témoigné et la confiance et la foi du Peuple.

C’est la plus belle des médailles, celle que confère le Peuple à ces fils. C’est la profonde signification qui se dégage de la décoration du regretté disparu de la Médaille d’Honneur du Travail à titre posthume.

Alphonse Boulamou

Extrait du journal Horoya N°1990 du Dimanche 08 Avril 1973 Page 1 et 2



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